LES SPONDYLODISCITES TUBERCULEUSES (SPDT) TOUJOURS UN GRAND DÉFIT DIAGNOSTIC ET THÉRAPEUTIQUE A MOSTAGANEM ALGÉRIE
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Résumé
La spondylodiscite tuberculeuse représente un problème de santé publique surtout dans les pays ou
l’incidence de la tuberculose est élevée, il s’agit de l’atteinte osseuse tuberculeuse la plus fréquente,
elle engendre des dégâts locaux et régionaux important de part son évolution insidieuse mais aussi par
la difficulté de sa prise en charge.
Il s’agit d’une étude rétrospective sur dossier de malades hospitalisés au service des maladies
infectieuses pour une SPD tuberculeuses (preuve bactériologique, histologique, arguments indirects
avec bonne réponse thérapeutique), recensant 35 cas de SPD T, sur une période de 3 ans. Deux
patients étaient coinfectés Tuberculose-brucellose. Quatre-vingt pourcent étaient diagnostiquées sur
pièce anatomopathologique, et dont le délai diagnostic était de plus 3 mois dans 55% des cas.
Soixante-quinze cas avaient déjà des complications au moment de leur hospitalisation dont 45% avec
des épidurites.
Le traitement associait RHZE pour une durée de 12 mois, avec la corticothérapie chez 79% des
malades dont 2% a visé purement antalgique. Les effets secondaires étaient multiples dont 5%
imposant l’arrêt définitif des antituberculeux. Les schémas alternatifs ne sont pas établis en littérature
nous avons associé des molécules ayant un effet sur le BK et une bonne diffusion osseuse.
La prise en charge complète des SPDT reste un véritable défi pour le praticien, dés son diagnostic
(souvent retardée par l’évolution insidieuse et la prise d’antalgiques et d’anti-inflammatoires). Le
réflexe d’une TDM voir une IRM précoce permettra de gagner des mois d’évolution fâcheuse.